Prévisions 2019 (selon Goldman Sachs)

Un article intéressant qui va a contrepied des informations actuelles. La banque d’investissement met en évidence que le risque de récession en 2019 est de 10%.

 
Prédominance de l’économie US
Pour recontextualiser, il est important de rappeler que l’économie US donne le ton et que si elle rentre en récession, il y a fort à parier que la crise s’étende à l’échelle mondiale. Pour preuve, le DAX enregistrait une divergeant baissière avec les indice US et personne ne s’en inquiétait. Par contre lorsque les indices US enregistrent une baisse significative (depuis le 19 décembre), des mots comme récession, crise…sont dans l’air

 

Une révision à la baisse de l croissance

Début décembre, la banque publiait un rapport de prévision de croissance (pour le 1er semestre aux US) qui a été revus à la baisse suite à ces derniers jours. La prévision de croissance passe de 2,4% à 2%. La prévision pour l’ensemble de l’année 2019 est de 1,2%.

Il y a 3 causes fondamentales à cette révision:

  • L’observation d’un ralentissement de l’économie.
  • Une politique fiscale plus contraignante (baisse des aides budgétaires américaines et augmentation des taxes).
  • La surchauffe de l’économie et le relâchement du marché du travail qui devrait conduire à un ralentissement spontané de l’économie (ou initié par la Fed via des mesures plus agressives si celui ci ne se produisait pas).

Cependant la banque “ne craint toujours pas de récession” tout en admettant qu’un ralentissement est nécéssaire. Ce risque de récession de 10% (un risque faible de récession) est justifié par l’absence de bulle sur les marchés et une inflation normale.

 

Des propos nuancés pas la Bank of America

Bank of America vient nuancer les propos de Goldman Sachs en ayant augment les chances de récession qui sont passées début décembre de 33% à 57%.

Analyse Technique effectuée le 24 décembre sur le SP500. Il met en évidence un franchissement par le haut du canal haussier (“trop vite, trop loin!”).

Un focus sur le plus-haut met en évidence une surchauffe (bleu) puis une réaction émotionnelle forte (jaune).

En conclusion, il est loin d’être évident de se lancer sur des prévisions pour 2019. De toute façon, les marchés étants imprévisibles par nature, faire des prévisions n’est pas le but d’un trader. Cependant, il est intéressant de noter que les banques (optimistes et pessimistes) ont rabaissé leurs prévisions de croissance suite à la dernière semaine de décembre. D’un point de vue fondamental, une respiration/ralentissement est nécessaire et vraisemblablement à prévoir. Les optimistes souhaitent un ralentissement et les pessimistes une récession. En ce sens l’analyse fondamentale semble corréler les analyses techniques.

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